jeudi, juillet 25, 2013

Bilan lecture 2e trimestre 2013

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du second trimestre 2013...

Avril:
  • Les derniers jours de Smokey Nelson (Catherine Mavrikakis)
  • Sa vie dans les yeux d'une poupée (Ingrid Desjours)
 
  • Des enfants silencieux (Ramsey Campbell)
  • Back Up (Paul Colize)

Mai:
  • Gokan (Diniz Galhos)
  • La première chose qu'on regarde (Grégoire Delacourt)
 
  • La maison des anges (Pascal Bruckner)
  • Il (Derek Van Arman)
  • Cinq carillons (Gail Jones)
  • Canicule (Baru/Jean Vautrin)

Juin:
  • La cuisinière d'Himmler (Franz-Olivier Giesbert)
  • Miséricorde (Jussi Adler-Olsen)
  • Maurice et Mahmoud (Flemming Jenssen)
  • Un verger au Pakistan (Peter Hobbs)
  • La voix des maisons (Jean Songe)

Du sang sur la toile - Miyuki Miyabe


Dans la banlieue de Tokyo, Tokoroda Ryôsuke est retrouvé mort après avoir reçu vingt-quatre coups de couteau. Il s'agit en apparence d'un bon père de famille sans histoire.
Au fur et à mesure de l'enquête, il s'avère que ce crime est lié à une autre affaire non élucidée, à savoir le meurtre d'une jeune femme, Imai Naoko. La DPM découvre assez rapidement qu'Imai Naoko avait été la maîtresse de Tokoroda Ryôsuke, mais n'est pas au bout de ses surprises. En effet, Mr Tokoroda a une vie virtuelle, puisqu'il s'est fabriqué une famille sur Internet.
L'histoire se déroule quasi exclusivement au commissariat où Tokoroda Kazumi, la fille adolescente de Mr Tokoroda, doit assister à l'interrogatoire des membres de la famille virtuelle de son défunt père.

En premier lieu, on est face à un polar puisqu'il s'agit de découvrir l'assassin de Tokoroda Ryôsuke, mais il y a également une critique du monde virtuel qui est certes une facilité dans notre société contemporaine, mais risque de faire oublier les vraies relations humaines.
 
Personnellement, le côté polar est certes original grâce à son côté "scénario", mais étant habituée aux polars, j'ai assez vite découvert qui pouvait être l'assassin, ce qui a provoqué un certain ennui pendant la lecture.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivains Japonais 2013 organisé par Adalana.
 
 
 

mardi, juillet 16, 2013

22/11/63 - Stephen King


Et voilà... 930 pages plus tard, voici venu le temps de vous parler de ce roman.
Evidemment, on est en plein dans la science-fiction, puisque Stephen King revisite le voyage temporel et nous plonge au coeur des années 60.
L'histoire débute en 2011 aux Etats-Unis. Jake Epping, professeur d'anglais, célibataire, vit une vie tranquille et routinière dans le Maine. Un jour, son ami Al Templeton, qui fait des hamburgers pas chers, lui montre un passage vers le passé à l'arrière de sa caravane. Al est mourant et demande à Jake de reprendre la mission qu'il s'était lui-même fixée: empêcher l'assassinat de Kennedy le 22/11/63. Al lui explique qu'à chaque voyage, il s’écoule deux minutes dans le présent et que les modifications apportées au passé, avec leurs conséquences dans le futur sont remises à zéro à chacun de ses retours dans le passé. Jake veut d'abord essayer par lui-même et se rend dans le passé pour empêcher le drame familial d'Harry Dunning. Il va donc expérimenter le fait que le passé n'aime pas être changé et il ne réussit pas complètement sa mission lors de son premier voyage. Cependant, ça le convainc de se lancer dans l'aventure.
Au départ je me suis demandée comment Stephen King allait me passionner avec cette histoire pendant 930 pages, mais c'était sans compter sur ses talents narratifs impressionnants... il va nous entraîner dans une histoire passionnante et pleine de rebondissements qui contient tous les éléments susceptibles d'accrocher le lecteur le plus récalcitrant. C'est un livre qu'on a du mal à lâcher (malgré son poids) et qui transmet l'envie de savoir s'il va réussir à empêcher l'assassinat de Kennedy et quelles seront les conséquences éventuelles sur le présent en cas de réussite...

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Pavé de l'été organisé par Brize.

vendredi, juin 28, 2013

Le Pavé de l'été

Les vacances d'été approchant à grand pas, voilà l'occasion rêvée de participer à un nouveau challenge: le Challenge Pave de l'Eté... Organisé par Brize, ce challenge en est à sa 2 édition.

Il s'agit de lire un pavé (au moins 600 pages quel que soit le format) avant le 15 octobre 2013... Comme j'ai de nombreux pavés dans ma PAL, ce sera l'occasion d'en lire un, voire plus... Mon premier choix s'est porté sur 22/11/63 de Stephen King.

A suivre donc...

Si vous voulez participer au challenge, n'hésitez pas à vous rendre ici et à laisser un commentaire avant le 31 août 2013.

lundi, juin 24, 2013

Bilan lecture 1ier trimestre 2013

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du premier trimestre 2013...

Janvier:
  • Certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka (Phébus)
  • Némésis - Philip Roth (Gallimard)
  • Le jeu des ombres - Louise Erdrich (Albin Michel)

Février:
  • Heureux les heureux - Yasmina Réza (Flammarion)

Mars:
  • Lointain souvenir de la peau - Russell Banks (Actes Sud)

  • La verticale du fou / La verticale des enfers / La verticale du mal - Fabio M Mitchelli (Ex Aequo)

  • Impurs - David Vann (Gallmeister)
  • Sérum (épisodes 4, 5 et 6) - Henri Loevenbruck + Fabrice Mazza (J'ai Lu)

  • Séquestrée - Chevy Stevens (Pocket)

mercredi, juin 19, 2013

Une affaire personnelle - Kenzaburo Oé

Bird, jeune homme  de vingt-sept ans est répétiteur d'anglais. Il est marié et sa femme est sur le point d'accoucher. Dès le départ, on ne le sent guère pressé d'aller soutenir sa femme; au contraire, le lecteur est directement mis face aux doutes de Bird qui sent que cette naissance va exiger de lui qu'il sacrifie ses rêves et notamment son rêve de toujours: aller en Afrique.
La maternité le prévient que l'enfant est anormal et qu'il doit venir tout de suite. En effet, le bébé a une hernie cervicale. Le bébé est transféré à l'hôpital où Bird espère le voir mourir rapidement. Pendant ce temps-là, la mère du bébé, restée à la maternité, charge Bird de veiller sur leur enfant et de s'assurer qu'il survive, mais elle ne sait pas de quelle malformation son fils souffre.
Bird, obsédé par la mort imminente de son fils, erre, boit, perd son travail et se retranche chez une vieille amie qui va le réconcilier avec les plaisirs de la chair... et tout le long il espère le coup de téléphone de l'hôpital lui annonçant la mort de celui qu'il qualifie de monstre.
 
Ce livre est un récit poignant qui aborde la difficulté d'affronter la réalité et les responsabilités, mais aussi la peur de devoir renoncer à ses rêves et à ses désirs charnels en accédant à la paternité. Face à ce bébé qui vient tout chambouler, Bird décide de prendre la fuite et de se noyer dans l'illusion d'un avenir qui peut encore, selon lui, être différent, même si cela exige la mort de son fils.
 
J'ai beaucoup apprécié ce roman (qui est, semble-t-il, le plus autobiographique des romans de Kenzaburo Oé ayant lui-même un enfant handicapé), car il nous force à nous mettre à la place de Bird en pareille situation... Belle écriture, sans fioritures ni détails qui traînent en longueur, Kenzaburo Oé nous promène dans les travers de l'âme humaine.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivains Japonais d'Adalana.
 

mardi, mai 21, 2013

Parasites - Ryû Murakami


Uehara, un jeune homme vit reclus depuis des années et il croit abriter en son corps un parasite avec lequel il vit en symbiose. Ce parasite a pénétré en lui lorsque l'un des compagnons de chambre d'hôpital de son grand-père est décédé. Ce ver est le signe qu'il a été choisi pour accomplir une mission : détruire l'espèce humaine; Uehara va utiliser ce parasite pour justifier ses pulsions de violence et de mort.
Un jour la mère d'Uehara lui offre un ordinateur portable et il découvre Internet. Voulant prendre contact avec une présentatrice, Yoshiko Sakagami, qui a fait impression sur lui, il entre en relation avec une organisation appelée Inter-Bio qui le persuade qu'il est investi du droit de tuer et de massacrer ses semblables à cause du ver khoslocatère qu'il abrite dans son corps; de fait, les individus se cachant derrière cette organisation vont alimenter le délire de Uehara. Internet sera son premier pas vers l'extérieur, extérieur virtuel et manipulateur, mais il sera aussitôt suivi par la sortie physique dans le monde réel, à la rencontre des autres et de lui-même.
Petit à petit, Uehara, manipulé par les individus de l'organisation Inter-Bio et prisonnier de son propre délire paranoïaque, va tomber dans une spirale de violence et devenir un tueur sans remords.

Encore une belle découverte puique cette plongée dans un univers totalement atypique m'a vraiment fascinée... Un livre très dense qui nous fait voguer entre fiction et réalité.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge écrivains japonais 2013 organisé par Adalana.




mercredi, avril 10, 2013

La femme de Villon - Osamu Dazai


C'est avec une certaine légèreté que j'ai attaqué ce livre qui fait une soixantaine de pages...

On se situe dans une habitation. La narratrice entend son mari rentrer et s'étonne de sa politesse; en effet, ce dernier va jusqu'à s'inquiéter de la santé de leur fils, chose assez inhabituelle de sa part. Soudain, un couple arrive pour réclamer au mari l'argent qu'il leur a volé. Le mari prend un couteau et menace de les planter, puis s'enfuit.
L'épouse demande au couple de lui raconter ce qui est arrivé. C'est ainsi qu'elle apprend que ces personnes sont des commerçants qui tiennent un restaurant qui survit très bien grâce à la vente d'alcool; son mari est un habitué de cet endroit depuis quelques années. Malgré le fait qu'il part toujours sans payer, les commerçants continuent à lui servir abondamment à boire lorsqu'il vient, parce qu'ils espèrent qu'il paiera ses dettes un jour. Toujours est-il que ce soir, le mari a dérobé une enveloppe contenant beaucoup d'argent aux commerçants et ils doivent récupérer cette dernière avant la fin de l'année. L'épouse écoute l'histoire quelque peu amusée, puis les congédie en leur promettant de tout arranger le lendemain ou le surlendemain.
Le lendemain, accompagnée de son fils, elle se rend à Nakano et va au restaurant. Elle aperçoit la commerçante et lui assure que l'argent lui sera restitué le soir-même; pour prouver sa bonne foi, elle se constitue garante et se met à aider la femme dans les tâches ménagères. Elle travaille d'arrache-pied et sa présence rencontre un franc succès auprès de la clientèle du restaurant. Le soir, son mari, portant un masque, arrive au restaurant en compagnie d'une dame... l'épouse s'approche et prend de ses nouvelles de manière enjouée, puis revient auprès du commerçant pour lui signifier que son mari est là et va régler le malentendu... ce qui était un mensonge de la part de l'épouse au départ, va se réaliser de manière miraculeuse: le commerçant récupère son argent.

Une histoire qui se lit très vite et qui aurait peut-être mérité d'être prolongée, voire approfondie... mais en tout cas, j'ai apprécié le style tout en simplicité d'Osamu Dazai.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge écrivains japonais 2013 organisé par Adalana.

mardi, mars 12, 2013

Amours en marge - Yôko Ogawa


X, une jeune femme ayant un problème d'audition, se rend à une table ronde sur les problèmes auditifs et y rencontre Y, sténographe. Elle sort à peine de la clinique F et doit confier son mal pour un article de presse, tandis que les doigts fascinants de Y notent les mots de tous les témoins. X n'est pas sûre d'être guérie après cette première convalescence et effectivement les bourdonnements envahissent à nouveau ses oreilles et elle doit être hospitalisée. Cela fait 4 mois qu'elle n'a pas vu son mari, car il a décidé de prendre du recul pour réfléchir à leur vie commune; lorsqu'il apprend qu'elle est hospitalisée, il lui rend visite, inquiet, mais résolu à demander le divorce. Y aussi lui rend visite pour lui soumettre l'article de presse qu'elle doit approuver et c'est ainsi qu'un lien se noue peu à peu entre eux; des doigts de Y aux oreilles de X un fil invisible va se tisser au fil du temps et ces doigts vont noter la mémoire des oreilles de X au fur et à mesure de leurs rencontres. Cette rencontre va amener X à accepter ses bourdonnements auditifs, à ne plus les craindre et à vivre avec.

Il s'agit là d'une histoire un peu étrange, mais le style est fluide, rempli de sérénité et de poésie. Cependant, cette histoire m'a semblée trop lisse et n'a pas vraiment réussi à m'émouvoir ni à me passionner... ça se lit, certes, mais je n'en garderai malheureusement pas un souvenir intarissable.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge écrivains japonais 2013 organisé par Adalana.

Ma prochaine lecture sera: "La femme de Villon" de Osamu Dazai.

 
 


jeudi, février 28, 2013

Profanes - Jeanne Benameur


Octave Lassalle, 90 ans, ancien chirurgien du coeur, décide d'engager 4 personnes qui l'assisteront chacune à un moment précis de la journée. Marc sera là le premier, au lever du jour, pour ouvrir les volets de la maison, le raser et s'occuper du jardin; viendra ensuite Hélène qui lui fera la lecture et accepte une commande pour une peinture particulière; puis Yolande arrive pour préparer le dîner; et finalement Béatrice clôt la marche en tant qu'infirmière de nuit.
Petit à petit on découvre ces 4 êtres et leurs blessures, les motivations qui les ont poussés à répondre à l'annonce du vieil homme... parallèlement on découvre également Octave Lassalle à qui la vie n'a pas épargné les épreuves. Chaque être va se lier à Octave d'une manière particulière, mais des liens vont aussi se tisser entre eux... et finalement chacun avec ses interrogations, ses doutes, ses remises en question, ressortira grandi de cette expérience et conforté dans son désir de vivre malgré les obstacles que la vie place sur le chemin.
J'ai adoré l'écriture qui est remplie de poésie... il y a beaucoup de passages que j'ai lu et relu tellement ils étaient beaux et empreints de vérité. C'est le premier ouvrage que je lis de Jeanne Benameur, mais certainement pas le dernier...

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Jeanne Benameur organisé par Noukette.

lundi, février 25, 2013

La fin des temps - Haruki Murakami


Murakami nous entraîne dans 2 histoires en parallèle... tour à tour, d'un chapitre à l'autre, on bascule d'une histoire à l'autre...
Tout d'abord, au Pays des Merveilles sans Merci, un informaticien est amené par une jeune et jolie demoiselle rondelette jusqu’à un tunnel pour rencontrer le grand-père de celle-ci. Ce dernier l’a engagé pour une mission. Le vieux scientifique un peu loufoque dispose de la technologie pour baisser le son et ses théories prédisent que le futur sera silencieux. Notre informaticien travaille sur place, en compagnie du vieil homme, pendant une dizaine d’heures à la réalisation d’un brouillage, puis rentre chez lui pour terminer le shuffling commandé, qu’il doit remettre impérativement dans les 2 jours. Le vieil homme est passionné par les crânes et les touche avec des baguettes pour dégager des sons. Notre informaticien va être pris dans un engrenage trépidant, puisque son appartement va être saccagé par des pirateurs et ensuite il va devoir aider la rondelette à retrouver son grand-père disparu... commence ainsi une série d'aventures qui vont le mener à comprendre le pourquoi et le comment de sa mission et son lien avec la fin du monde.
Ensuite, la 2e histoire se déroule dans la ville de la fin des temps. Cette ville est entourée par un mur et l’entrée ouest est sous la surveillance stricte du gardien. Cette ville est peuplée de bêtes dorées mais qui doivent quitter l’enceinte de la ville à la tombée de la nuit. Notre héros est nommé liseur de vieux rêves en arrivant en ville. Il ne se souvient plus trop ni comment ni pourquoi il est arrivé là. L’accès à la ville exige qu'il abandonne son ombre qui va faiblir petit à petit jusqu'à s'éteindre complètement. Il doit se rendre à la bibliothèque de nuit, car ses yeux sont blessés par la lumière du jour, où une jeune femme, qu’il lui semble déjà avoir rencontrée, lui présente les vieux rêves qu'il doit lire; ces vieux rêves se trouvent à l'intérieur de crânes. Notre héros a du mal à se séparer de son ombre qui essaie d'établir un plan d'évasion afin qu'ils puissent retourner dans leur ancien monde et être réunis à nouveau.
Murakami a ce don de nous transporter vers des contrées où on n'aurait jamais imaginé aller et il arrive à nous tenir à ces 2 histoires par un récit rempli d'aventures et de rebondissements. Très vite, on se doute que ces 2 histoires ont un lien entre elles et on souhaite ardemment savoir lequel. Voilà donc une belle découverte dans le cadre du challenge écrivains japonais organisé par Adalana . Ma prochaine lecture sera "Amours en marge" de OGAWA Yōko.


 


samedi, janvier 19, 2013

La maison où je suis mort autrefois - Keigo Higashino

Dans le cadre du challenge proposé par Adalana j'ai donc attaqué le premier roman traduit de Keigo Higashino "La maison où je suis mort autrefois".

Le narrateur a croisé Sayaka, son ancienne petite amie, par hasard et ils ont décidé de se revoir. Lors de ce rendez-vous elle lui fait part de son inquiétude par rapport au fait qu'elle n'a aucun souvenir de son enfance avant l'âge de 6 ans et lui demande de l'accompagner à l'endroit mustérieux où allait son père. C'est ainsi qu'ils se rendent tous les deux dans une maison isolée au milieu des bois, dans laquelle on ne peut accéder par le sous-sol, et petit à petit ils vont examiner toutes les pièces et tous les secrets qu'elles renferment. C'est ainsi qu'ils vont apprendre l'histoire d'Yusuke, petit garçon de 11 ans, histoire marquée par des événements tragiques, mais au fur à mesure de leurs découvertes la mémoire de Sayaka revient elle aussi par bribes.

L'écriture est fluide et l'histoire nous tient en haleine, passant de rebondissements en rebondissements, ce qui nous pousse à avancer pour connaître le fin mot de l'histoire. Je ne suis cependant pas encore totalement convaincue par Keigo Higashino, j'ai comme un arrière-goût de trop peu. Il me reste "Dévouement du suspect X" dans ma PAL ce qui me permettra de replonger dans cet univers et peut-être de me forger une autre impression.

Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivans Japonais 2013.


La prochaine lecture dans le cadre de ce Challenge sera "La fin des temps" de Haruki Murakami.

mercredi, janvier 09, 2013

Challenge 2013 : auteurs japonais


Adalana propose de découvrir le monde imaginaire des auteurs japonais en 2013 ... ça tombe bien, j'en connais très peu et j'ai quelques auteurs qui traînent dans ma PAL depuis quelque temps déjà ... J'espère juste que j'arriverai à aller au bout et à participer au moins 1 mois sur 2.
Pour résumer: il s'agit de découvrir un auteur japonais par mois en lisant un ouvrage au choix, heureusement sans obligation de participer tous les mois, et de publier un billet sur le livre en question avant la fin du mois concerné.
 
Voici la liste des auteurs proposés pour les mois de 2013:
- Janvier: Keigo HIGASHINO
- Février: Haruki MURAKAMI
- Mars: Yõko OGAWA
- Avril: Osamu DAZAI
- Mai: Ryu MURAKAMI
- Juin: Kenzaburõ ÕE
- Juillet: Miyuki MIYABE
- Août: Akira YOSHIMURA
- Septembre: Yukio MISHIMA
- Octobre: Natsuo KIRINO
- Novembre: Hiromi KAWAKAMI
- Décembre: libre choix
 
Retrouvez les modalités du challenge ici.
 
 
J'ai entamé "La Maison où je suis mort autrefois" de Keigo Higashino... Le billet suivra bientôt...

lundi, décembre 24, 2012

D'une noirceur magnifique...



Concentrée sur la rentrée littéraire depuis septembre, j'avais bien envie de replonger dans un roman noir et voilà que je tombe sur Anima dans ma PAL... j'étais loin de me douter que la noirceur allait être encore plus prononcée que prévu.
Wahhch Debch trouve le corps de sa femme sans vie dans leur salon... elle a été victime d'un meurtre ignoble et violent... ce traumatisme va ouvrir une brèche vers des souvenirs d'enfance refoulés depuis très longtemps. Le meurtrier est bien vite identifié, mais s'étant réfugié dans une réserve indienne, la police refuse de l'arrêter... mais Wahhch doit voir le visage de ce monstre, parce qu'il veut être certain que ce visage n'est pas le sien, et il se lance donc à la poursuite du meurtrier de sa femme à travers les réserves indiennes américaines.
L'originalité de ce roman vient du fait que les animaux qui seront sur le chemin de Wahhch vont être les narrateurs des chapitres qui vont se succéder: que ce soit l'araignée dans sa toile, l'oiseau dans le ciel, le chat domestique, le moustique dans la cabine téléphonique ou le chimpanzé apprivoisé, tous vont être les témoins de la quête de Wahhch et vont nous la raconter... et de manière imperceptible tous ressentent comme un lien par rapport à cet être en souffrance.
Ce roman est magnifique de par son écriture emplie de beauté et de poésie. Mais c'est aussi une histoire tragique, d'une noirceur terrible, qui laissera son empreinte bien après la fin du livre... ce livre ne peut pas laisser indifférent. A lire absolument pour les fans du genre roman noir (âmes sensibles s'abstenir).