lundi, avril 28, 2014

Un vent de cendres - Sandrine Collette


Quatrième de couverture:
Des années plus tôt, un accident l'a défiguré. Depuis, il vit reclus dans sa grande maison. Jusqu'au jour où surgit Camille... Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus. Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange facination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure. Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix. Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé ?

Après avoir vibré avec "Des noeuds d'acier", me voilà prête à plonger illico presto dans "Un vent de cendres"... De nouveau on se retrouve au coeur d'une histoire dramatique débutant par l'accident de voiture qui fait voler la vie d'Octave et d'Andreas en éclats. L'un est défiguré et chaque regard lui renvoie le souvenir de ce moment tragique, l'autre vit reclus et isolé du monde. La vie s'est arrêtée ce fameux jour où Laure est morte...
Et puis surgit Camille, jeune fille venant travailler au domaine à l'occasion des vendanges, et qui ressemble étrangement à Laure... Camille se surprend à avoir le coeur qui bat pour Octave et ensuite son frère Malo disparaît après s'être disputé avec ce dernier... inquiète, elle se lance à sa recherche, bravant l'insouciance des autres qui suspectent une simple fugue sous le coup de la colère...
Ici aussi Sandrine Collette sait nous plonger dans une atmosphère qui devient de plus en plus pesante, on a du mal à lâcher et on sait déjà que la fin sera aux antipodes du tolérable... cependant, j'en ressors moins emballée que par son premier roman, mais cela ne m'empêchera pas de continuer à suivre cet auteur hors du commun qui arrive à nous faire franchir les limites du supportable...


Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.


lundi, avril 21, 2014

Des noeuds d'acier - Sandrine Collette

Quatrième de couverture:
Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.

On plonge dans ce roman noir comme on plongerait dans un trou sans fond et on creuse en apnée totale pour en ressortir à bout de souffle et meurtri tellement cette histoire nous imprègne. Théo n'est pas un symbole de vertu mais lorsque les 2 frères vont l'enfermer et le réduire à l'esclavage, on ne peut pas s'empêcher de compatir à son sort abominable... jour après jour, on va assister à la déchéance d'un homme qui ne sera plus que l'ombre de lui-même, à la limite de la folie, mais qui néanmoins va s'accrocher à la vie. Le fait que cette histoire soit racontée tel le journal intime écrit par Théo lui-même va nous ancrer à ses côtés pendant toute la durée de son calvaire.
Sandrine Collette arrive à nous embarquer et à nous rendre esclaves de ce récit dont on veut connaître l'issue. Un roman obscur dont on a beaucoup de mal à s'extraire et que je conseille fortement.

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.

mardi, avril 15, 2014

Ce qui n'est pas écrit - Rafael Reig


Quatrième de couverture:
Carlos emmène son fils Jorge en montagne pour un week-end entre hommes, c'est sa mère qui l'élève et il le voit très peu. Il le trouve étrange, trop rond, trop bébé pour ses quatorze ans, bref il est déçu par cet ado renfermé et maladroit dont il veut faire un homme, un vrai. Mais dès le début de la balade c'est Carlos qui découvre ses limites physiques et son incapacité à communiquer avec son enfant. Le séjour s'annonce difficile, surtout qu'au chalet les attend la nouvelle petite amie de Carlos, qu'il ne l'a pas dit à son fils et qu'elle n'est pas un modèle de discrétion. Carmen restée en ville tombe sur un manuscrit laissé chez elle par Carlos, un polar scabreux et terriblement efficace ; peu à peu elle y voit de drôles de ressemblances avec la réalité, des prémonitions macabres, des menaces à peine voilées contre elle ou contre son fils. L'angoisse monte, les sous-entendus se multiplient. Elle tente d'appeler Jorge, mais Carlos a confisqué son téléphone. Désespéré et humilié le garçon s'enfuit dans la forêt et disparaît. On ne lâche plus ce roman parfaitement noir où tout le monde, lecteur inclus, s'échine à lire entre les lignes « ce qui n'est pas écrit », et s'imagine le pire. Thriller psychologique basé sur les rancours et les frustrations, se déployant dans une nature inquiétante sur une trame de film d'horreur habilement construite, ce texte confirme la virtuosité stylistique et l'inventivité narrative de son auteur.

Carmen et Carlos sont divorcés et ils ont un fils, Jorge. Au départ, leur séparation s’est très mal passée, puisque Carmen a empêché Carlos d'approcher son fils seul pendant un an. Après elle a réalisé qu'il était malgré tout le père de son fils et que ce dernier avait besoin de lui; cependant, le lien père-fils était déjà brisé, ou du moins abîmé.
Carlos a prévu un weekend en montagne avec son fils, pour essayer de se rapprocher de lui, mais aussi pour le détacher un peu des jupes de sa mère; il veut l'aider à devenir un homme. En partant, il laisse chez Carmen un roman noir qu'il lui demande de lire.
On va donc suivre en alternance Carlos et son fils, puis Carmen chez elle qui lit le roman de Carlos et finalement le roman de Carlos. D'étranges coïncidences peuplent le roman de Carlos et renvoient à des événements du passé. La tension monte, l'inquiétude de Carmen grandit surtout qu'elle n'arrive pas à joindre son fils... Inéxorablement, on cherche le lien entre ce qui se passe dans la montagne et le roman de Carlos comme s'il devait nous montrer la voie... Un roman noir efficace et bien construit!
Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.

lundi, avril 07, 2014

Les anges meurent de nos blessures - Yasmina Khadra


Quatrième de couverture:
Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l'Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l'argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d'une femme. De Nora à Louise, d'Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie. Mais dans un monde où la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l'amour se met parfois en grand danger.

Turambo est né dans la misère. Il vit avec sa mère, sa tante Rokaya, son oncle Mekki et sa cousine Nora et ne mange pas souvent à sa faim. Son père n'est pas revenu de la Grande Guerre et personne ne sait ce qu'il est devenu. Tous les moyens sont bons pour survivre et Turambo essaie de gagner sa vie en faisant des petits boulots et un jour il se fait repérer par un entraîneur de boxe. C'est ainsi qu'il va être propulsé dans l'univers du ring. De la misère, il va accéder à la gloire... mais Turambo a un coeur d'artichaut et il est prêt à tout abandonner pour l'amour d'une femme.

Il est des livres qui vous laissent sans voix, des livres qui bouleversent votre âme et soulèvent un millier de questions sur le sens de la vie... le dernier Khadra est de ceux-là... un destin tragique que celui de Turambo, qui aura connu la gloire et l'amour fou, et qui va tout perdre pour passer le restant de ses jours à se souvenir... Un chef-d'oeuvre comme on en lit très rarement... un livre qui marque au fer rouge... une histoire dont on ne sort pas indemne tant elle continue à vous hanter une fois le livre refermé...

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.




Bilan lecture mars 2014

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du mois de mars 2014...
  • Nos étoiles contraires
  • Un avion sans elle
  • Le sommeil des poissons

  • Le confident


mercredi, mars 26, 2014

Derrière la haine - Barbara Abel

Quatrième de couverture:
D’un côté il y a Tiphaine et Sylvain et de l’autre il y a Miléna et David. Voisins du même âge, partageant les mêmes passions et la même conception de la vie, les deux couples sont devenus inséparables et, malgré la mince cloison qui les sépare, on peut dire qu’ils vivent joyeusement les uns avec les autres. Une amitié fusionnelle tout naturellement renforcée quand deux petits garçons viennent au monde pour enchanter les maisons. Maxime et Milo naissent la même année, grandissent ensemble, comme deux jumeaux qui le soir venu rentreraient dormir chez leurs parents respectifs. Mais ce tableau idyllique éclate violemment le jour où Miléna est témoin d’un tragique accident qui coûtera la vie au petit Maxime, le garçon de ses voisins. Hantée par la culpabilité de n’avoir pas pu aider l’enfant et par la douleur d’avoir perdu un être qu’elle aimait comme un fils, Miléna commence à s’inventer des histoires, aveuglée par la douleur. Tiphaine lui en veut, elle va se venger, elle projette de tuer Milo qui lui rappelle chaque jour l'enfant qu'elle a perdu. Miléna a tellement peur de perdre son enfant, de vivre ce qu’à vécu Tiphaine… La paranoïa l’isole du reste du monde et elle ne comprend pas que c’est peut-être elle qui est en train de tuer son fils, à petit feu…

Au fur et à mesure des pages, on sent monter la tension. Un polar correct qui se lit facilement mais que j'aurai vite oublié...

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.



Filles - Frederick Busch

Quatrième de couverture:
Parce que sa vie lui échappe, parce que sa petite fille de quelques mois est morte et que son couple se désagrège, parce qu’il va mal, Jack, ancien flic devenu vigile à l’université, accepte d’enquêter sur la disparition d’une adolescente, Janice Tanner. Quelque temps plus tard, une autre fillette disparaît... Autour de Jack, s’étend l’interminable hiver nord-américain, la neige qui recouvre tout et étouffe tous les bruits, la terre si dure qu’on n’enterre pas les morts. «Filles, roman d’amour, roman du désir et roman de la déliquescence, de la bassesse humaine, est un livre-choc. Ces Filles-là fouaillent nos tripes, dégraissent notre conscience. Chantent un hymne à l’amour quand il n’y a que le désamour.» Martine Laval, Télérama

Jack, ancien militaire travaillant dans la sécurité d’une petite université accepte d’enquêter sur la disparition de Janice Tanner. D’autres filles disparaissent, sa femme le quitte, il manque de mourir après un passage à tabac... il déprime et ne peut chasser la mort de sa fille de sa mémoire.

Entre polar et drame psychologique, ce roman sur le désespoir et l'absence, nous mène à travers le gouffre qui se crée inévitablement lorsque l'amour disparaît, nous fait miroiter les issues que l'homme cherche pour échapper ou atténuer sa peine et sa culpabilité.  

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.



Boy - Richard Morgiève

Quatrième de couverture:
Après United Colors of crime, salué par la critique, Richard Morgiève poursuit avec Boy l exploration des thèmes qui le hantent : l amour, l honneur, le courage, la rencontre avec l autre.
Une histoire d amour, comme toujours chez Morgiève : amour-haine pour un père-voyou, amour-haine pour la lâcheté, amour-haine pour soi-même mais quoi de plus proche de l amour que la haine ? L amour de Boy est à la hauteur de ses impossibilités. Elle ne sait pas qui elle est. Elle cherche désespérément l amour d un, d une autre. Roman tragique aux allures de thriller, roman épique sur décor sanglant du monde d aujourd hui. Roman sexuel, noir, où les fantasmes se disent à chaque page.

Boy est en fait une jeune lesbienne de 19 ans qui se cherche encore. Elle s'occupe de son père, écrivain, qui est devenu un légume et elle revisite ses histoires afin de le sortir de son état végétatif, de le pousser à écrire à nouveau. Mais très vite le monde virtuel de Boy s'impose dans sa réalité, puisque Bill, tueur en série, traque Boy dont il est tombé amoureux.

Un univers à part, une écriture sublime... un thriller noir, très noir même, qui nous plonge dans un état de stress permanent... Une expérience de lecture hors norme, très éloignée des codes habituels des thrillers... une très belle découverte.

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.





lundi, mars 03, 2014

Bilan lecture Février 2014

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du mois de février 2014...

  • Enfer et parodie (Tomes 1 et 2)  

  • DJ Set  
     
  • Les Chats de Copenhague  


Le cas Eduard Einstein - Laurent Seksik

Quatrième de couverture:
« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. » Albert Einstein.
Le fils d Einstein a fini parmi les fous, délaissé de tous, jardinier de l hôpital psychiatrique de Zurich. Sa mère, qui l a élevé seule après son divorce, le conduit à la clinique Burghölzli à l âge de vingt ans. La voix du fils oublié résonne dans ce roman où s entremêlent le drame d une mère, les faiblesses
d un génie, le journal d un dément. Une question hante ce texte : Eduard a-t-il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik dévoile ce drame de l intime, sur fond de tragédie du siècle et d épopée d un géant.


Ce roman biographique m'a passionnée. Autant on connaît tous Albert Einstein pour sa théorie de la relativité, autant on ignore bien souvent tout de sa vie privée et familiale. La première femme, Mileva, qu'il a rencontrée sur les bancs de l'université, va sacrifier sa propre carrière par amour et lui donnera 2 fils, dont Eduard, qui vers l'âge de 20 ans va commencer à présenter des symptômes de schizophrénie et doit être interné.
C'est une plongée dans la première partie du 20e siècle avec ses événements historiques marquants: les 2 guerres mondiales, la traque des juifs, la ségrégation aux Etats-Unis, etc. mais aussi une représentation du sacrifice d'une mère qui portera son fils à bout de bras jusqu'à la fin.

Très beau roman à 3 voix, Mileva, Eduard et Einstein, qui nous démontre qu'au final, même un génie tel qu'Albert Einstein, peut être doté de faiblesses et connaître des échecs fracassants.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.



vendredi, février 21, 2014

Puzzle - Franck Thilliez


Quatrième de couverture:

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire… Et Paranoia peut alors réellement commencer…


La quatrième de couverture résume assez bien le livre. On est embarqués dans un thriller haletant, l'intrigue est efficace et on tourne les pages de plus en plus vite. Voici donc une lecture que j'ai beaucoup appréciée.

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.



Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.


Il faut beaucoup aimer les hommes - Marie Darrieussecq


Quatrième de couverture:
«Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors ?»

Mais qu'elle est brève cette quatrième de couverture! Tous les espoirs étaient dès lors permis...
Solange, l'héroïne française devenue actrice aux Etats-Unis, rencontre Kouhouesso à la fête donnée par George (what else?) et c'est le coup de foudre... Nous voilà donc embarqués dans une histoire d'amour, mais quel amour? Face à nous une femme blanche qui aime passionnément un homme noir qui ne le lui rend guère puisqu'il ne fait que passer pour lui faire l'amour et ne souhaite pas trop partager quoi que ce soit. Mais Solange s'obstine, s'empêtre dans cette souffrance, dans cette attente qui jamais ne cesse, jusqu'à perdre sa propre identité... pourquoi?

Je dois avouer que très vite Solange m'a beaucoup énervée... elle se rabaisse, attend, est aux petits soins, ne s'impose pas, ne vit presque pas quand Kouhouesso n'est pas là... comment peut-on s'oublier autant à cause d'une rencontre qui au final n'apporte pas grand-chose? Tout au long du roman j'ai voulu la secouer, lui dire d'arrêter de se soumettre et de se sauver de là... impossible d'établir une connexion, voire une compréhension avec l'héroïne et cela explique pourquoi je n'ai pas vraiment aimé ce roman.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

mardi, février 11, 2014

Les impliqués - Zygmunt Miloszewski


Quatrième de couverture:
Un dimanche matin, au milieu d'une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l'un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans l'oeil. L'affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Szacki ne sait même plus si son quotidien l'épuise ou l'ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances. Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène... Son pouvoir semble effrayant. L'un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ? Zygmunt Miloszewski signe un polar impressionnant, où s'affrontent la Varsovie d'aujourd'hui et les crimes du passé.


L'histoire se déroule entre le 5 juin et le 17 juin 2005. Chaque jour correspond à un chapitre. Un dernier chapitre correspondant au 18 juillet 2005 vient clore le livre. Chaque chapitre débute par un rappel historique faisant référence à la date en question et présentant les événements ayant eu lieu à cette date.
Le procureur Szacki est appelé parce qu'un meurtre a eu lieu dans un ancien monastère de Varsovie; la victime participait à un weekend de thérapie et a été retrouvée morte, une broche à rôtir planté dans l'oeil. Qui est le meurtrier? L'un des participants? Le thérapeute?

C'est un polar efficace qui présente la particularité d'aborder le sujet de la thérapie collective dite de la "constellation familiale". Il nous emmène profondément dans le ressenti psychologique des personnages sur fond de réalité historique lorsque la Pologne se trouvait sous le joug des communistes. Finalement, on suit le travail d'un procureur en Pologne, modeste rouage de la justice polonaise, qui ne lâche rien et auquel on s'attache en raison de ses moultes doutes et faiblesses.

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.


 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.


Bilan lecture Janvier 2014

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du mois de janvier 2014...
 

samedi, février 01, 2014

Immortelles - Laure Adler


Quatrième de couverture:
« Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m'a construite et m'a rendue différente. Avec elles, j'ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. »Une nuit d'été, la narratrice se réveille, submergée par une vague de souvenirs qu'elle croyait enfouis dans l'oubli. Sous ses yeux défilent les vies de trois amies avec qui elle a grandi, trois femmes aux destins poignants, trois parties d'elle qu'elle rassemble soudain.
Roman sur la jeunesse, ses espérances, ses illusions, ses foucades et ses coups de foudre, Immortelles est surtout un hymne à l'amitié féminine.


Tour à tour on découvre Florence, Suzanne et Judith, ces femmes qui sont entrées dans la vie de la narratrice. On va les croiser au fil des chapitres, chacune son tour, on va entrer dans leurs vies, observer la rencontre et deviner le parcours.

J'ai eu du mal à percevoir où l'auteur voulait arriver, j'ai attendu désepéremment de faire le lien entre ces 3 femmes, j'ai espéré que leurs chemins finissent par se rejoindre à un moment donné... mais non, on assiste simplement à des tranches de vie de la narratrice, qui ont lieu à tour de rôle avec chacune d'elles. Au final donc un roman qui m'a un peu déçue même si l'hymne à l'amitié féminine était bel et bien présent.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

 

Mudwoman - Joyce Carol Oates


Quatrième de couverture:
Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l’Adirondacks, Mudgirl, l’enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l’élèvera avec tendresse en s’efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire. Devenue Meredith "M.R" Neukirchen, première femme présidente d’une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d’un dévouement total à l’égard de sa carrière et d’une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d’une rigidité excessive qu’elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d’une guerre avec l’Iraq (crise qui la contraint à s’engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible. Un voyage sur les lieux qui l’ont vue naître, censé lui rendre un peu de l’équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l’engloutir une fois encore, mais dans la folie. Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d’une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l’a proclamé la critique, "un géant parmi les grands romans de Oates".


Meredith Neukirchen a parfaitement réussi sa vie professionnelle; professeur de philosophie, elle est nommée présidente d’une des universités les plus prestigieuses. Elle est la première femme à exercer cette fonction et ne doit sa réussite qu'à ses compétences et à son acharnement au travail. Celle qu’on appelle plus volontiers M.R. a un amant, mais ce dernier est marié, et donc assez absent de sa vie.
Petit à petit, on va plonger dans le passé de M.R. Lorsqu'elle était petite fille, elle a failli se noyer dans les eaux boueuses de la Black Snake River où sa mère l'a abandonnée dans un accès de folie. Placée dans une famille d’accueil, elle devient Jewell, et grandit au milieu d'autres enfants, au milieux des cris et des câlins peu nombreux. Enfin, elle est adoptée par un couple de quakers, les Neukirchen, et devint la fille unique de Konrad et Agatha, emplis de regrets suite à la perte de leur petite Merry. Et c'est ainsi qu'elle devient Meredith Ruth.
Bien ancrée dans sa réussite sociale, M.R. va être rattrapée par son lourd passé qu'elle va devoir affronter si elle ne veut pas sombrer dans la folie...
 
Joyce Carol Oates nous décrit un destin hors du commun, celui de M.R. Mais la stabilité mentale de cette dernière menace de s'effondrer si elle n'accepte pas de retourner à la boue qui a failli lui arracher la vie... seul ce retour en arrière douloureux lui permettra peut-être de trouver l'apaisement, voire la rédemption.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

La lettre à Helga - Bergsveinn Birgisson


Quatrième de couverture:
"Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrimur et toi". C'est ainsi que Bjarni Gíslason de Kolkustadir commence sa réponse - combien tardive - à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, du temps de sa jeunesse. Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur cantonal du foin dans ces rudes espaces que l'hiver scelle sous la glace, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gislason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave pétrifiée de sa terre d'Islande, soumis aux superstitions et tout irrigué de poésie, d'attention émerveillée à la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.
 
Ce livre court prend la forme d’une longue lettre qu'un vieil homme à l'approche de la mort écrit à celle qu’il a aimée. Tout au long de sa lettre, on découvre leur histoire, leur vie et surtout ses sentiments. On découvre qu'ils étaient tous deux mariés et voisins, que la vie les a rapprochés jusque dans la plus profonde intimité, que la passion les a dévorés au point d'envisager de tout quitter... mais la raison l'a emporté sur les sentiments, et chacun retourne dans le droit chemin en cultivant d'immenses regrets par rapport à cet amour perdu.
 
Une belle lecture et malgré l'attachement qu'on peut ressentir pour le vieil homme, on ne peut s'empêcher de lui en vouloir de ne pas avoir suivi son coeur... quelle tristesse que cette vie de sacrifices remplie de regrets.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.