mardi, février 11, 2014

Bilan lecture Janvier 2014

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du mois de janvier 2014...
 

samedi, février 01, 2014

Immortelles - Laure Adler


Quatrième de couverture:
« Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m'a construite et m'a rendue différente. Avec elles, j'ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. »Une nuit d'été, la narratrice se réveille, submergée par une vague de souvenirs qu'elle croyait enfouis dans l'oubli. Sous ses yeux défilent les vies de trois amies avec qui elle a grandi, trois femmes aux destins poignants, trois parties d'elle qu'elle rassemble soudain.
Roman sur la jeunesse, ses espérances, ses illusions, ses foucades et ses coups de foudre, Immortelles est surtout un hymne à l'amitié féminine.


Tour à tour on découvre Florence, Suzanne et Judith, ces femmes qui sont entrées dans la vie de la narratrice. On va les croiser au fil des chapitres, chacune son tour, on va entrer dans leurs vies, observer la rencontre et deviner le parcours.

J'ai eu du mal à percevoir où l'auteur voulait arriver, j'ai attendu désepéremment de faire le lien entre ces 3 femmes, j'ai espéré que leurs chemins finissent par se rejoindre à un moment donné... mais non, on assiste simplement à des tranches de vie de la narratrice, qui ont lieu à tour de rôle avec chacune d'elles. Au final donc un roman qui m'a un peu déçue même si l'hymne à l'amitié féminine était bel et bien présent.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

 

Mudwoman - Joyce Carol Oates


Quatrième de couverture:
Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l’Adirondacks, Mudgirl, l’enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l’élèvera avec tendresse en s’efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire. Devenue Meredith "M.R" Neukirchen, première femme présidente d’une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d’un dévouement total à l’égard de sa carrière et d’une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d’une rigidité excessive qu’elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d’une guerre avec l’Iraq (crise qui la contraint à s’engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible. Un voyage sur les lieux qui l’ont vue naître, censé lui rendre un peu de l’équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l’engloutir une fois encore, mais dans la folie. Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d’une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l’a proclamé la critique, "un géant parmi les grands romans de Oates".


Meredith Neukirchen a parfaitement réussi sa vie professionnelle; professeur de philosophie, elle est nommée présidente d’une des universités les plus prestigieuses. Elle est la première femme à exercer cette fonction et ne doit sa réussite qu'à ses compétences et à son acharnement au travail. Celle qu’on appelle plus volontiers M.R. a un amant, mais ce dernier est marié, et donc assez absent de sa vie.
Petit à petit, on va plonger dans le passé de M.R. Lorsqu'elle était petite fille, elle a failli se noyer dans les eaux boueuses de la Black Snake River où sa mère l'a abandonnée dans un accès de folie. Placée dans une famille d’accueil, elle devient Jewell, et grandit au milieu d'autres enfants, au milieux des cris et des câlins peu nombreux. Enfin, elle est adoptée par un couple de quakers, les Neukirchen, et devint la fille unique de Konrad et Agatha, emplis de regrets suite à la perte de leur petite Merry. Et c'est ainsi qu'elle devient Meredith Ruth.
Bien ancrée dans sa réussite sociale, M.R. va être rattrapée par son lourd passé qu'elle va devoir affronter si elle ne veut pas sombrer dans la folie...
 
Joyce Carol Oates nous décrit un destin hors du commun, celui de M.R. Mais la stabilité mentale de cette dernière menace de s'effondrer si elle n'accepte pas de retourner à la boue qui a failli lui arracher la vie... seul ce retour en arrière douloureux lui permettra peut-être de trouver l'apaisement, voire la rédemption.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

La lettre à Helga - Bergsveinn Birgisson


Quatrième de couverture:
"Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrimur et toi". C'est ainsi que Bjarni Gíslason de Kolkustadir commence sa réponse - combien tardive - à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, du temps de sa jeunesse. Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur cantonal du foin dans ces rudes espaces que l'hiver scelle sous la glace, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gislason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave pétrifiée de sa terre d'Islande, soumis aux superstitions et tout irrigué de poésie, d'attention émerveillée à la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.
 
Ce livre court prend la forme d’une longue lettre qu'un vieil homme à l'approche de la mort écrit à celle qu’il a aimée. Tout au long de sa lettre, on découvre leur histoire, leur vie et surtout ses sentiments. On découvre qu'ils étaient tous deux mariés et voisins, que la vie les a rapprochés jusque dans la plus profonde intimité, que la passion les a dévorés au point d'envisager de tout quitter... mais la raison l'a emporté sur les sentiments, et chacun retourne dans le droit chemin en cultivant d'immenses regrets par rapport à cet amour perdu.
 
Une belle lecture et malgré l'attachement qu'on peut ressentir pour le vieil homme, on ne peut s'empêcher de lui en vouloir de ne pas avoir suivi son coeur... quelle tristesse que cette vie de sacrifices remplie de regrets.
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.


mardi, janvier 14, 2014

Inéluctable - Patrick Sébastien

Quatrième de couverture:
Comprendrez-vous avant Jo ce qui le pousse à tuer ?
Jo Simon est un serial killer. À son corps défen­dant. Une force inconnue l’oblige à tuer. N’importe qui. Quand la pul­sion est passée, il tente de com­pren­dre ce qui la déclen­che. Pour l’enrayer. Ce qu’il veut, c’est vivre son bon­heur avec Rosa, dont il est fou amou­reux.
C’est une autre jeune femme, belle et mys­té­rieuse, qui va l’aider à com­pren­dre ses pul­sions de meur­tre. Mais ce qu’il va décou­vrir est plus effroya­ble encore que ce qu’il ima­gi­nait…
Inéluctable de Patrick Sébastien, un roman noir, qui explore l’âme avec empa­thie. Des per­son­na­ges atta­chants et ter­ri­ble­ment humains.

Jo Simon, routier, se lance dans le meurtre en série poussé par des pulsions qu'il n'arrive pas à expliquer et encore moins à contrôler. Au fur et à mesure des meurtres, il essaie de recouper les événements ayant précédé ses crimes pour trouver l'origine des pulsions pour peut-être réussir à les empêcher, car Jo souhaite retrouver une vie normale et vivre son amour débordant pour Rosa... mais ce sont les secrets de son passé qui vont fournir les réponses...

J'avais adoré La Cellule de Zarkane, polar que l'auteur avait publié sous le pseudonyme de Joseph Lubsky. Sans être magistral, ce polar est néanmoins bien ficelé et le plaisir de lecture était au rendez-vous, même si je n'en garderai pas un souvenir intarissable.

Ce livre participe au Challenge Thrillers et Polars.

lundi, janvier 06, 2014

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes - Khaled Hosseini

Quatrième de couverture:
En Afghanistan, des années 1950 à nos jours, mais aussi à Paris dans les années 1970, en Californie dans les années 2000 et sur une île grecque aujourd’hui. A Shadbagh, un minuscule village agricole, Abdullah, 10 ans, s’occupe de sa petite sœur Pari. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, ce qui leur permet d’oublier la mort de leur mère, les absences de leur père qui cherche désespérément du travail et ces jours où la faim les tenaille encore plus qu’à l’habitude. Un jour, leur père décide de partir pour Kaboul où l’oncle Nabi lui aurait trouvé un emploi et d’emmener Pari avec lui. Abdullah sent qu’il se trame quelque chose. Et de fait, leur père, préférant « couper un doigt pour sauver la main », vend Pari à la riche famille pour laquelle travaille Nabi. Une séparation déchirante qui pèsera sur toute la vie d’Abdullah, même après son exil aux Etats-Unis. La petite Pari oublie et grandit à Paris où sa mère, Nila, trop libre pour la société afghane, s’est enfuie au milieu des années 50. Nabi est resté auprès de Suleiman, le mari de Nila, devenu handicapé suite à un AVC. Des années plus tard, bien après la chute des Talibans, Abdullah n’a pas oublié Pari qui, elle, n’a jamais pu combler une sensation de vide, comme s’il lui manquait quelque chose d’indispensable, dont elle ignorait tout…


L'histoire démarre à Shadbagh, petit village afghan, où Saboor raconte une histoire à ses enfants, Pari et Abdullah, juste avant le coucher. Le lendemain il doit partir avec Pari à Kaboul pour la vendre à une riche famille. Au fur et à mesure des chapitres, on découvre d'autres personnages et on vogue entre passé et présent, ce qui peut donner l'impression d'avoir affaire à suite de nouvelles, mais petit à petit on arrive toujours à établir un lien entre les différents personnages.

Il s'agit là d'un livre magnifique sur l'Afghanistan, mais aussi sur les travers de l'être humain, ce qui suscite énivitablement son lot d'émotions pendant la lecture.

Extrait:
"Bien des années plus tard, lorsque a débuté ma formation de chirurgien esthétique, j'ai compris une chose qui m'échappait encore au moment où j'essayais de convaincre Thalia de partir. J'ai appris que le monde ne voit pas ce qu'il y a en vous, qu'il se moque complètement des espoirs, des rêves, des chagrins qui reposent cachés sous votre peau et vos os. C'est aussi simple, aussi absurde et aussi cruel que ça. Mes patients le savaient, eux. Ils constataient qu'une grande partie de ce qu'ils étaient, de ce qu'ils seraient ou de ce qu'ils pourraient être dépendait de la symétrie de leur ossature, de l'espace entre leurs yeux, de la longueur de leur menton, du fait qu'ils aient ou non un angle naso-frontal idéal ou pas.
La beauté est un don du ciel énorme, immérité, accordé de manière aléatoire et stupide.
J'ai donc choisi ma spécialité pour redresser la balance en faveur de gens comme Thalia, pour rectifier à chaque coup de scalpel une justice arbitraire, pour opposer une petite résistance à un ordre mondial que je trouvais disgracieux, un ordre dans lequel une morsure de chien pouvait priver une petite fille de son avenir, faire d'elle une paria, un objet de mépris."

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.


mercredi, janvier 01, 2014

Bilan lecture 4e trimestre 2013

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du quatrième trimestre 2013...
Octobre:
  • Silex and the city tome 4 (Jul)




Novembre:

  • Manazuru (Hiromi Kawakami)

  • Freedom (Jonathan Franzen)

 
Décembre:

  • Ainsi résonne l'écho infini des montagne (Khaled Hosseini)

lundi, décembre 30, 2013

Battle Royale - Koushun Takami


Quatrième de couverture:
Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de Battle Royale. Chaque année, une classe de 3e est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un survivant...
Ceci afin de servir d'exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades. Version contemporaine survitaminée de Sa Majesté des Mouches, de William Golding, Battle Royale a défrayé la chronique à sa publication, avant de devenir l'un des plus grands best-sellers de l'édition nippone.       

Tous les ans, une classe de collégiens est tirée au sort pour participer au « Programme 68 ». Placés sur une île coupée du monde, l'objectif est de se battre et de s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Dans ce contexte, difficile d'avoir confiance en ses amis d'antan... Certains élèves vont jouer les jeu tandis que d'autres vont s'allier pour essayer d'échapper à la mort. 
Au fur et à mesure des chapitres, on apprend à connaître les personnages les plus importants du récit; on assiste aux alliances improbables, à la peur qui amène certains personnages à se cacher, d'autres à tuer pour ne pas être tués... la nature profonde de chaque personnage va se révéler au fur et à mesure du récit.
 
Battle Royale est certes extrêmement violent, mais l'histoire est captivante, fascinante et sans temps mort. Une fois qu'on plonge dedans il est presqu'impossible de lâcher tellement on veut savoir comment ça va se terminer.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivains Japonais 2013 proposé par Adalana.


mercredi, novembre 27, 2013

Manazuru - Hiromi Kawakami



Quatrième de couverture:
Une femme, sa fille, son amant... et son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évanoui dans la nature. Le seul indice qu'il a laissé est le mot Manazuru écrit dans son journal. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom. Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et le secret des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes éphémères, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d'un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là-bas, au bord de la mer, il y a le bruit de la pluie dans le ciel immense, l'éblouissement d'étincelles d'un incendie, l'envol de hérons blancs sur des maisons en ruine : un instant de lumière à saisir, peut-être, entre apparition et disparition, souvenir et oubli, mystère de l'absence et appel de la vie.

Sans vraiment savoir pourquoi Kei est indéfiniment attirée par Manazuru, cette petite ville en bord de mer. Parfois elle voit des ombres, et à Manazuru, c'est justement l'ombre d'une femme qui la suit et qui avoue connaitre Rei, son mari disparu. En quelque sorte, cette ombre l'amène à replonger dans son passé.
Aller à Manazuru, c'est aussi un moyen d'échapper à la relation compliquée et fuyante qu'elle entretient avec sa fille. Par ailleurs, toutes deux habitent avec la mère de Kei, vieillissante, qui n'a jamais vraiment apprécié Rei. 3 générations de femmes sous le même toit...

Malgré une très belle écriture, très poétique, cette histoire traîne en longueur, il ne se passe pas grand chose et au final bien des questions demeurent sans réponse... Malheureusement je m'y suis bien ennuyée...
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivains Japonais 2013 proposé par Adalana.


mardi, novembre 19, 2013

Sous la terre - Courtney Collins


Quatrième de couverture:
Australie, 1921. La jeune Jessie vit au fin fond d’une province sans foi ni loi avec son tuteur et mari honni, le bilieux Fitzgerald Henry, dit Fitz. Depuis sa sortie de prison sous caution, elle travaille comme apprentie pour le compte de celui-ci. Vols de chevaux et de bétail, recel et autres misérables larcins : Jessie se retrouve complice malgré elle des trafics de ce mari, violent et alcoolique.
Isolée dans une vallée hostile peuplée d’hommes et de femmes aussi sauvages que les paysages qui les entourent, Jessie s’étiole. Mais, une nuit, tout bascule.
C’est le début d’une incroyable cavale, une fuite hallucinée à travers une nature impitoyable et grandiose. Traquée par Jack Brown et Andrew Barlow, un sergent héroïnomane, Jessie affronte son destin avec une rage extraordinaire.
Inspiré par la vie de la première femme bushranger, Jessie Hickman, Sous la terre est une ode à la liberté aussi envoûtante que cruelle.

Le livre commence pas l'enterrement du bébé, né prématuré, et ce bébé va hanter toute l'histoire puisqu'une grande partie du livre se lit à travers lui; en effet, il raconte l'histoire de sa mère, cette mère qui dès les premières pages l'ensevelit sous la terre, cette mère qu'il aurait voulu connaître, serrer et aimer. Petit à petit on va remonter dans le passé de Jessie et revivre les moments importants de sa vie... jusqu'à la reconquête de sa liberté qui va l'amener à s'enfuir à travers le vaste pays qu'est l'Australie.

Malgré de très beaux passages, j'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire et à l'apprécier tout le long.

Extrait:
« Si la terre pouvait parler, de qui raconterait-elle l’histoire ? Sa préférence irait-elle à ceux qui, à genoux sur elle, se sont écharpé les doigts à la retourner à mains nues ? À ceux qui, soir après soir, s’y laissaient choir comme sur le sein d’une mère, l’arrosant de leurs larmes et de leur sang ? Ou à ces autres qui aspirent à s’en éloigner, aussi loin que les oiseaux, coupant le ciel dans une stridence qui ne connaît pas les pleurs ? Tel est sans doute le désir de la terre, pour ceux que des ailes tiennent en suspens. En bas où je suis, j’ai fini par comprendre deux choses : les oiseaux retombent et la terre sait attendre. Tôt ou tard, tout lui sera remis, avec les dents et la peau et les rognures d’os. Un jour, ceux-là même qui cherchent à planer là-haut se retrouveront plantés comme une racine torse dans sa noirceur compacte. Comme moi. Telle est sans doute la leçon de la terre. »            

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.
 

dimanche, novembre 10, 2013

Mauvaise étoile - R.J. Ellory


Quatrième de couverture:
Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.

Le livre débute dans le passé des 2 demi-frères, Digger et Clay: leur enfance, une vie de misère emplie de malchance, un destin tout tracé qui, après la mort de leur mère, les mène tout droit dans un établissement pour jeunes criminels. On sent déjà que la vie n'a pas été clémente avec eux, qu'elle les a marqués, mais tout va encore empirer, puisqu'ils vont être pris en otage par Earl Sheridan, condamné à mort, qui pendant sa cavale va semer la terreur partout où il passe... s'engage alors une chasse à l'homme sanglante quelquepart entre Tucson et El Paso.

Orchestré d'une main de maître ce thriller nous plonge au coeur du sujet de prédilection d'R. J. Ellory: l'origine du mal. L'intrigue est rondement menée, les personnages sont complexes et fouillés, on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter... un thriller bien noir qui vaut le détour!
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.

Ce livre participe également au Challenge Thrillers et Polars.

mardi, octobre 29, 2013

Out - Natsuo Kirino


Quatrième de couverture:
Masako, Yoshie, Kuniko et Yayoi, - quatre femmes qui passent leurs nuits à remplir des paniers-repas dans une usine de la banlieue de Tokyo. Une heure de travail à la chaine après l'autre, elles se disent leurs souffrances : que leurs maris les battent, les trompent ou les abandonnent, elles ont en effet toutes en commun de subir le malheur d'être femmes dans un pays où ce sont les hommes qui dirigent. C'est dans ce contexte de violence sociale décrit par le menu que l'inévitable se produit : n'en pouvant plus d'être traitée comme une esclave, Yayoi finit par étrangler son mari. Solidaires, ses amies se placent aussitôt sous la direction de Masako et l'aident à faire ce qu'il faut pour ne pas finir en prison. Commence pour ces quatre femmes une longue descente aux enfers, où elles vont croiser le chemin d'un certain Mitsuyoshi Satake, un ancien nervi hanté par l'acte abominable qu'il a jadis fait subir à une femme qui avait osé le défier. Terrifiante autant qu'implacable, le dynamique qui voit alors ces personnages s'affronter dans une lutte à mort pour la liberté, l'amour, le pouvoir et l'argent est lancée.

Dès la 4e de couverture nous savons qui va commettre le meurtre... malgré cela j'ai été très vite embarquée dans cette histoire où le suspense va crescendo. Au fur et à mesure des chapitres on passe dans la tête et à travers la vie de chacun des personnages. C'est une construction assez originale, l'histoire est sanglante, mais la sauce prend parce que le récit est réaliste et totalement plausible.
Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur japonais et je ne manquerai pas de lire ses autres ouvrages.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Ecrivains Japonais 2013 proposé par Adalana.



Ce livre participe également au  Challenge Thrillers et Polars.


mardi, octobre 22, 2013

Bilan lecture 3e trimestre 2013

Et voici venu le moment de faire le bilan de tout ce que j'ai lu au cours du troisième trimestre 2013...
Juillet:

  • Le voleur de regards (Sebastian Fitzek)


  • Avancer (Maria Pourchet)
  • Dolfi et Marilyn (François Saintonge)

Aout:
  • Annabel (Kathleen Winter) 

  • Le tueur intime (Claire Favan) 

  • Le temps, le temps (Martin Sutter) 

 

Septembre:





  • Animaux solitaires (Bruce Holbert) 

 

Plonger - Christophe Ono-Dit-Biot

 

Quatrième de couverture:

« Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s'ouvre, on l'appelle pour lui dire qu'on l'a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l'Arabie. Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin. Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du nouveau monde, du marbre des musées au sable des rivages sensuels où l'on se lave de tout, « Plonger » est l'itinéraire d une héroïne de notre temps. En quête de liberté, de profondeur, et de pureté dans un monde de plus en plus étouffant.
 
La quatrième de couverture raconte assez bien le contenu de ce livre. C'est une histoire agréable à lire, on prend du plaisir à découvrir comment cette belle histoire d'amour va naître et déchaîner la passion... pour ensuite finalement se déliter, comme ça arrive bien souvent dans la vie. Cependant, malgré un sujet à priori intéressant et un style accessible, cette lecture ne me marquera pas très longtemps...
 
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013.